Judaísmo - história e origem do judaísmo
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Judaísmo - história e origem do judaísmo

Judaísmo - história e origem do judaismo

Judaísmo - história e origem do judaismo Judaísmo - história e origem do judaísmo


 

 

Tout ce que nous savons, ou croyions savoir au sujet du judaïsme nous parvient aujourd'hui par le filtre du monde occidental et de la chrétienté. toutes sortes d'expressions que nous employons dans le jour le jour ont en fait été déformées par ce même philtre et des concepts tels que D.ieu, matérialité, pêché, punition, et enfer entre autres sont bien loin du sens qui leur était attribué par la Torah et nos aïeux. Lisez tranquillement ces quelques lignes pour comprendre un peu mieux l'histoire et les origines du Judaïsme, et surtout tout ce qui le rend foncièrement différent de toutes les autres religions du monde.

Voici en raccourci deux anecdotes issues des midrashim qui illustrent nos rapports avec des non-juifs lorsque ceux-ci sont venus prendre conseil auprès de nous :

On raconte que la renommée des juges et des rois d'Israël qui faisait le tour de l'empire grec parvint à l'oreille attentive d'Alexandre le Grand et il décida de mettre à l'épreuve leur sagesse. Eli, grand prêtre et son hôte en Terre Sainte l'invita à observer la façon dont les sages procédaient aux jugements courants, et c'est ainsi qu'ils prirent place tous les deux dans les coulisses d'un tribunal rabbinique secondaire d'une petite localité dans les alentours de Jérusalem. Or, ce jour-là deux amis se disputaient au sujet d'une maison que le premier avait vendue au deuxième. Voilà que l'acheteur avait creusé le sol de sa cuisine pour y bâtir un fourneau et découvrit à sa grande surprise une somme d'argent importante.

« Je lui ait acheté une maison et non pas un sac rempli d'argent » déclarait-il aux juges, et ce monsieur refuse de reprendre ce qui lui appartient!

- Mais non, rétorquait le voisin, j'ignorais l'existence de cet argent, et puisqu'il l'a découvert dans sa maison il lui appartient ! »

Eli, le grand prêtre, profita le chahut pour demander l'avis d'Alexandre le Grand :

« Que feriez-vous en Grèce dans un cas pareil ?

- chez nous ? fit Alexandre, c'est enfantin ! Coupez-leur la tête à ces deux hurluberlus et confisquez-leur l'argent !

- voyons donc comment trancheront nos juges »

Les juges se mirent de côté pendant quelques minutes et suite à une courte délibération posèrent la question suivante à l'acheteur:

«Monsieur, avez-vous des enfants ?

- Oui, j'ai une jeune fille de 16 ans »

Et ils en firent autant au vendeur qui leur répondit n'avoir qu'un jeune homme de 18 ans.

« Et bien, tranchèrent-ils, les deux se marieront et cet argent sera leur dot »

Alexandre le grand s'en alla, mais non sans remercier Eli, le grand prêtre, de lui avoir permit de témoigner la grande sagesse des juges et des rois d'Israël.



Un noble Arabe demanda un jour à sa femme de lui apporter un verre de thé chaud pour accompagner le gâteau qu'il dégustait, mais, s'impatientant de ne pas la voir venir, la menaça : « si tu ne m'apportes pas ce thé avant que je ne finisse de manger mon gâteau je le jure, je te renverrai chez tes parents! », mais sa menace ne reçut aucune réponse et il finit son gâteau sans une goute de thé pour l'aider à sa digestion. Comblé, il la renvoya de chez lui. Peu de temps plus tard pourtant il se calma et se rendit compte de ce qu'il venait de faire à l'épouse qu'il chérissait bien malgré tout, et s'en alla prendre conseil auprès de l’Imam de sa ville.

«Désolé, lui répondit l'Imam, mais vous l'avez juré, et il s'agit de votre parole face à D.ieu ! Vous devrez la renvoyer chez ses parents.

- Ce n'est pas possible, dit le noble arabe – je me suis emporté c'est vrai, mais c'est parce que j'ai perdu la tête, rien de plus...

- On y peut rien.

-Il doit y avoir une solution pour les soupe-au-lait comme moi...

-Enfin, je n'y vois pas de solution, mais sachez il y a un Hadith qui affirme qu'au cas où nous ne trouverions aucune solution à un casse-tête il nous serait permis de consulter un sage de chez les hébreux...

Et c'est ainsi que le noble arabe s'empressa d'aller trouver un sage juif pour lui demander une solution.

Celui-ci lui posa une question aussi bizarre qu'inattendue :

« Le gâteau que vous mangiez, était-il sec ou humide ?

-mais, fit le noble arabe surpris, ne vous moquez pas de moi, car je pourrais vous faire trancher la tête !

-Je ne me moque guère de vous, répondit le sage je veux vous aidez et rien de plus.

-Bon, je mangeais un gâteaux sec.

- S'il est ainsi reprenez donc votre épouse !

- Votre réponse me plaît, mais comment êtes-vous arrivé à cette conclusion ?

- Puisque votre gâteau était sec, plusieurs miettes sont tombées par terre. Ceci revient à dire que vous n'avez jamais vraiment fini de le manger. Reprenez votre épouse et soyez plus raisonnable dorénavant.

Les juifs ont une manière toute particulière de raisonner et sont connus dans le monde entier pour ça. Ceci leur a permit de faire la transition en moins d'un siècle et demi de l'état de minorité rabaissée et dégradée subsistant aux marges de l'histoire à un pays moderne dont on parle tous les jours.

Lamentablement, au fil du temps toutes les connaissances que nous avons du Judaïsme sont passées par le filtre de la chrétienté, et des concepts tels que D.ieu, sainteté, spiritualité, pêché et punition entre autres ont perdu leur sens original et sont compris/interprétés de nos jours sous une optique chrétienne plutôt que juive. Même le monde oriental n'en est pas épargné puisque la culture générale est imprégnée du monde occidental.

L'étude du Talmud et de la Torah ont préservé cette façon de raisonner au cours de l'histoire.

Le Talmud est un recueil de discussions rabbiniques autour de sujets pointus, mais qui pourraient sembler hors-contexte ou déplacés, tels que l'utilisation d'ustensiles au temple, et plus : souvent nous y étudions des avis qui ne sont pas retenus pour la halachah – le but de cette étude est de nous enseigner à raisonner, et, cette façon de raisonner nous permettra de faire face à des situations du quotidien mais aussi de comprendre les aspects ésotériques de la Torah.


Voici un passage de la Torah bien connu de tous, il s'agit de celui que l'on lit tous les vendredis soirs:

יוֹם הַשִּׁשִּׁי וַיְכֻלּוּ הַשָּׁמַיִם וְהָאָרֶץ וְכָל צְבָאָם וַיְכַל אֱלֹהִים בַּיּוֹם הַשְּׁבִיעִי מְלַאכְתּוֹ אֲשֶׁר עָשָׂה וַיִּשְׁבֹּת בַּיּוֹם הַשְּׁבִיעִי מִכָּל מְלַאכְתּוֹ אֲשֶׁר עָשָׂה וַיְבָרֶךְ אֱלֹהִים אֶת יוֹם הַשְּׁבִיעִי וַיְקַדֵּשׁ אֹתוֹ כִּי בוֹ שָׁבַת מִכָּל מְלַאכְתּוֹ אֲשֶׁר בָּרָא אֱלֹהִים לַעֲשׂוֹת


 

-Le même passage, cette fois-ci mettant en valeur les lettres qui se suivent en intervalles de 7 en 7 :

ישראל

on y découvre le nom 'Israel'


- avec les Rashei Tévot (acrostiches)

י-ה-ו-ה
I-H-V-H


- avec les Sofei Tevot (lettres finales)

אמת
Emet
vérité

 

יוֹם הַשִּׁשִּׁי וַיְכֻלּוּ הַשָּׁמַיִם וְהָאָרֶץ וְכָל צְבָאָם וַיְכַל אֱלֹהִים בַּיּוֹם הַשְּׁבִיעִי מְלַאכְתּוֹ אֲשֶׁר עָשָׂה וַיִּשְׁבֹּת בַּיּוֹם הַשְּׁבִיעִי מִכָּל מְלַאכְתּוֹ אֲשֶׁר עָשָׂה וַיְבָרֶךְ

אֱלֹהִים אֶת יוֹם הַשְּׁבִיעִי וַיְקַדֵּשׁ אֹתוֹ כִּי בוֹ שָׁבַת מִכָּל מְלַאכְתּוֹ אֲשֶׁר בָּרָא אֱלֹהִים לַעֲשׂוֹת

 

La Torah contient en son sein plusieurs textes cryptographiés, des textes cachés dans ses textes - seuls ceux qui en connaissent les règles et les techniques de décryptage y ont accès.

Il existe des dizaines de façons de lire et interpréter les textes de la Torah, telles que les acrostiches, les lettres finales, les 'guématriot' (valeur numérique de chaque lettre), la position du terme dans la Torah, les équivalences entre les plusieurs termes...


Il est raconté de Rabbi Akiva qu'il était capable d'apprendre et expliquer des centaines de 'halakhot', lois talmudiques en considérant les 'épines décoratives d'un 'ioud' (la plus petite lettre de l'alephbeth).


Une correcte traduction de la Torah en d'autres langues dépend de la connaissance préalable de ces 'halakhot'.

Il existe ainsi la Torah écrite, composée par tous les textes canoniques en hébreu, et la Torah orale, les connaissances qui ne se transmettent que de bouche à oreille et dont le fil conducteur ou un résumé est forcément sous entendu (pisté, résumé, effleuré ou même encodé) quelque part dans la Torah écrite. À priori, la Torah orale s'est traditionnellement transmise de maître à disciple.

Le siddour de téfilah, le livre des prières rapporte un passage du Talmud qui explique quelques unes de ces règles, les rendant donc accessibles à tout juif qui prie régulièrement: il se trouve à la fin de la פרשת הקורבנות , 'parashat hakorbanot', juste avant shaharit, la prière du matin - il s'agit de la 'béraita déRabbi Yshmaël'

ברייתא דרבי ישמעאל

רִבִּי יִשְׁמָעֵאל אומֵר בִּשְׁלשׁ עֶשְׂרֵה מִדּות הַתּורָה נִדְרֶשֶׁת.

(א) מִקַּל וָחומֶר.

(ב) מִגְּזֵרָה שָׁוָה.

(ג) מִבִּנְיַן אָב וְכָתוּב אֶחָד. וּמִבִּנְיַן אָב וּשְׁנֵי כְתוּבִים.

(ד) מִכְּלָל וּפְרָט.

(ה) מִפְּרָט וּכְלָל.

(ו) כְּלָל וּפְרָט וּכְלָל אֵי אַתָּה דָן אֶלָּא כְּעֵין הַפְּרָט.

(ז) מִכְּלָל שֶׁהוּא צָרִיךְ לִפְרָט. וּמִפְּרָט שֶׁהוּא צָרִיךְ לִכְלָל.

(ח) וְכָל דָּבָר שֶׁהָיָה בִּכְלָל וְיָצָא מִן הַכְּלָל לְלַמֵּד. לא לְלַמֵּד עַל עַצְמו יָצָא אֶלָּא לְלַמֵּד עַל הַכְּלָל כֻּלּו יָצָא.

(ט) וְכָל דָּבָר שֶׁהָיָה בִּכְלָל. וְיָצָא לִטְעון טָעוּן אַחֵר שֶׁהוּא כְעִנְיָנו. יָצָא לְהָקֵל וְלא לְהַחְמִיר.

(י) וְכָל דָּבָר שֶׁהָיָה בִּכְלָל וְיָצָא לִטְעון טָעוּן אַחֵר שֶׁלּא כְעִנְיָנו יָצָא לְהָקֵל וּלְהַחְמִיר.

(יא) וְכָל דָּבָר שֶׁהָיָה בִּכְלָל וְיָצָא לִדּון בְּדָבָר חָדָשׁ. אֵי אַתָּה יָכול לְהַחֲזִירו לִכְלָלו עַד שֶׁיַּחֲזִירֶנּוּ הַכָּתוּב לִכְלָלו בְּפֵרוּשׁ.

(יב) וְדָבָר הַלָּמֵד מֵעִנְיָנו וְדָבָר הַלָּמֵד מִסּופו.

(יג) וְכַן שְׁנֵי כְתוּבִים הַמַּכְחִישִׁים זֶה אֶת זֶה עַד שֶׁיָּבא הַכָּתוּב הַשְּׁלִישִׁי וְיַכְרִיעַ בֵּינֵיהֶם:

Ce passage à été traduit en français dans pratiquement tous les siddourim de prière.

À l'origine, l'hébreu s'écrivait sans 'nékoudot', voyelles, ou vocalisation - le 'alephbeth' étant composé par des consonnes uniquement (à part le 'ioud'). Voyant que ceux qui s'en servaient n'étaient pas toujours capables d'étudier les écritures sans les déformer, entre le VIIème et le XIème siècles les familles de scribes Ben Asher et Ben Nafatali, les ont rajoutés pour que la prononciation et le sens original des textes ne se perdent pas


Le Rambam s'appuie surtout sur la tradition de Ben Asher, tandis que le Rav Saadia HaGaon s'appuie plutôt sur la tradition de Ben Naftali. Ils sont les plus importantes autorités rabbiniques du moyen âge, et c'est au travers d'eux que la Torah nous sera retransmise de génération en génération jusqu'à nos jours.


Chaque expression dans la Torah peut ainsi être lue et comprise de plusieurs façons différentes selon la vocalisation choisie, le plus souvent changeant diamétralement son sens.

Toutes les façons reconnues de vocaliser la torah sont correctes selon leurs points de vue, même si elles sont en contradiction les unes avec les autres. Elles représentent chacune les plusieurs facettes ou aspects d'une même réalité.

De la même façon que la réalité est complexe et contradictoire, la Torah, qui est la plus parfaite expression de la réalité est souvent complexe et contradictoire. Chaque lecture correspond à l'une de ces plusieurs facettes.

en fait, il est raconté que chaque phrase dans la Torah peut être lue et comprise de 70 manières différentes. On les appelle de שבעים פני התורה 'shivim pnei haTorah', ou encore 70 visages de la Torah. 'Pnei', ou face, visage signifie aussi intérieur - car du visage d'un homme transparait son fort intérieur. Cette même phrase veut dire tout aussi bien satisfaits les intérieurs de la Torah

Prenons par exemple la première locution de la Torah qui, dans sa traduction en français au commencement de la Bible a été traduit par l'expression au début (au début D.ieu créa les cieux et la terre) Le terme en Hébreu est בראשית 'bereshit', traduit aussi par la genèse.

Ce même terme en fait a été rapporté dans le 'Tikunei haZohar' avec 70 significations différentes, exposées une à une systématiquement. De plus en plus, selon Rashi, principal exégète de la Torah, le terme Béréshit ne veut pas dire au début comme le rapporte la traduction en français. Début se dit תחילה 'tkhilá' en hébreu.

Au-delà de ces 70 visages de la Torah, il existe aussi ce que l'on appelle de 4 niveaux d'interprétation de la Torah. Certains Rabbins au cours de l'histoire ont été les exposants emblématiques de chacun de ces niveaux, et souvent à tous ces niveaux.



 

Ces niveaux forment l'acrostiche פרדס

'Pa-R-De-S', qui signifie littéralement champ/verger, métaphore qui décrit le Juif qui étudie la Torah est pénètre dans le verger de D.ieu.

4x70 est donc la quantité d'interprétations que peut recevoir chaque phrase de la Torah

P comme

-פשט 'pshát' - dénudé, dévêtu, ce qui est objectivement écrit, rendant évident ce qui n'est pas écrit. להתפשט veut dire dévêtir en hébreu - et qui dit dévêtir un mot ou un terme dit le dépourvoir de tout préfixe, suffixe ou désignation mettant en évidence son radical, sa racine, généralement composée de deux ou trois lettres en hébreu.

Nous remettant au sens primordial de chaque mot, son contexte premier devient évident. Le plus important exposant du Pshat (entre autres) a été Rabi Shlomo Yitzhaki, le Rashi, qui vécut à Troyes, en France vers 1100 EC. Presque toutes les éditions juives de la bible en français contiennent son commentaire

Plusieurs interprétations déformées peuvent être vérifiées à l'aide de Rashi, qui nous sert aussi de détrompeur.


Beaucoup ont tendance à croire que le Pshat est 'simple', comme 'pashut' em hébreu. Il s'agit d'une erreur car le pshat n'a rien de simple, tout au contraire. L'exercice le plus compliqué pour tout étudiant francophone est justement de se débarrasser de toute idée préconçue ou admise et se concentrer sur ce qui est écrit, et, surtout, de se débarrasser du philtre de la culture chrétienne et de sa façon de déformer le message toraïque.

R comme

-רמז 'rémez' - sens anagogique, pistage, ce que certains termes laissent à entendre. Ses principaux exposants se trouvent dans le Talmud et parmi ceux qui ont traduit la Torah en araméen, tels que Yonatan Ben-Uziel et Onkelos entre autres.

Ce qui s'apprend en changeant la vocalisation de certains termes tels que בנייך 'banaikh' e בונייך 'bonaikh'- ses enfants ou ses constructeurs. (texte talmudique rapporté à la fin des prières du matin)

אָמַר רִבִּי אֶלְעָזָר אָמַר רִבִּי חֲנִינָא תַּלְמִידֵי חֲכָמִים מַרְבִּים שָׁלום בָּעולָם שֶׁנֶּאֱמַר וְכָל בָּנַיִךְ לִמּוּדֵי ה' וְרַב שְׁלום בָּנָיִךְ. אַל תִּקְרֵי בָנַיִךְ אֶלָּא בונָיִךְ

D comme

-דרוש 'drosh' - interprétation, allégorie, tout ce qui s'apprend du sens caché des termes, y compris a partir des signaux de cantillation, les téamim, des couronnes et épines qui décorent les lettres entre autres.

Ses exposants les plus connus sont le Ramban, Rav Moshe Ben Nahman, qui vécut em Espagne aux alentours de 1200, Le Baal ha turim, Rav Yaakov Ben-Asher, aux alentours de 1300 entre Cologne et l'Espagne.

Ce dernier nous apporte des milliers de guématriot, la numérologie expliquant les secrets de la Torah par le biais d'équivalences mathématiques et de calculs basés sur les valeurs numériques de l'alephbeth. Il convient aussi de citer Rav Avraham Ibn Ezra, Rav Ovadia Sforno, Rav Abudarham e Rav Don Itzhak Abarvanel parmi les exposants les plus éminents du 'drosh'.

 

Dans son interprétation du Livre Béréshit, (son 'péroushe'), le Ramban apporte certaines explications qui rappellent la théorie du Big-bang et celle des cordes:


...ונטה עליה קו תהו ואבני בהו...

 "...et il lui accrocha les cordes de Tohu et les pierres de Bohu'..."


והנה בבריאה הזאת, שהיא כנקודה קטנה דקה ואין בה ממש, נבראו כל הנבראים בשמים ובארץ.


"... et voici que dans cette création, qui est comme un  point petit et mince (infinitésimal) dans lequel il n'y a rien vraiment,(à partir duquel) ont été crées tout ce qui a été crée dans les cieux et sur la terre"

S comme

-סוד 'sod' - secret, la kabbale, côté ésotérique de la Torah qui concerne ses aspects métaphysiques, tels que les plusieurs parties de l'âme humaine et les différents univers spirituels. Ses principaux exposants furent Rashbi, Rabbi Shimon Bar Yochai (Rashbi) qui écrivit le, Rabbi Itshak Luria,(le Ari hakadoshe), Rabbi Moshe Cordovero, (Ramak) Rabbi Moshe Haim Luzzato, (Ramhal) Le Recanati, Rabbi Haim Vital, Le Baal HaSulam, Rav Guekatilla et le Rav Avraham Itshak haCohen kook (Raia) entre autres.

À priori, la cabale ne devrait être étudiée que par des hommes mariés ayant des enfants et de plus de 40 ans.


De nos jours beaucoup des enseignements de la kabbale ont été vulgarisés par les mouvements séfarades ou hassidiques et sont à la disposition de tous, tels que chez Chabad, Braslev, etc... mais surtout par le Ramhal.

comme dans פרדס PaRDeS


Il est dit que si l'on enlève le 'S', de secret, de 'sod', il reste PERED, qui veut dire mule, animal hybride qui ne se reproduit guère, donc dépourvu d'avenir.

D'autres religions qui ont pour base la bible traduite en grec ou en latin ont adopté une traduction unique et la supposent absolue, détournant et appauvrissant la complexité de ce que représente le texte original de la Torah

Ces autres religions sont compatibles et proportionnelles au niveau de ceux qui les prêchent et les étudient.

Tout le long de l'histoire, des représentants de ces nouvelles religions basées sur des traductions appauvrissantes de la Torah ont essayé par tous les moyens d'imposer leurs distorsions aux juifs. Ceux-ci les ont rechassées et, en conséquence, ont été poursuivis

La plupart des grands Rabbins cités ci-dessus et jusqu'à il n'y a pas très longtemps ont été poursuivis par les églises catholiques ou orthodoxes, par l'islam ou par le régime athéiste de l'ancienne URSS. Le Rav Yehuda haLévi, par exemple a été assassiné aux portes de Jérusalem par un musulman après avoir fuit l'insécurité qui régnait en Espagne.

On dit vulgairement à tort et à travers qu'il y a trois grandes religions monothéistes dans le monde. Rien de plus faux. Il existe deux grandes religions. Le judaïsme reste toujours une petite religion qui compte difficilement plus de 13 millions de membres autour du monde. La grande majorité est ignorante de tout ce qui concerne la nature et les secrets de la Torah parce qu'ils ignorent l'hébreu ou ne s'intéressent tout simplement pas à la religion.

En fait, le judaïsme n'est pas de nature prosélyte, c'est-à-dire qu'il ne s'occupe jamais de chercher de nouveaux adeptes ou de convertir qui que soit. Chaque homme possède par définition son libre arbitre et fera ce qui lui semblera le mieux. Les secrets de la Torah sont réservés à ceux qui l'étudient et s'y intéressent, aux juifs en général qui la reçoivent comme héritage national.


Cela fait plus de trois mille ans que la Torah fut donnée à Moshé Rabeinou sur le mont Sinaï, le peuple d'Israël bâtit son pays deux fois déjà dans le passé, et, lors de l'apparition du Christianisme dans les pages de l'histoire le peuple juif avait déjà connu trois diasporas.

La dernière expulsion des juifs de la terre d'Israël ne fut qu'une expulsion de plus dans son histoire. Les romains ont rasé Jérusalem, ainsi que les grecs, les babyloniens, les Assyriens et tant d'autres avant eux.

Les romains ne furent pas les premiers à essayer d'adopter le judaïsme comme religion. Les grecs auparavant avaient déjà traduit la Torah avec l'assistance de 70 rabbins. Cette traduction s'appelle la septante. La Torah avait déjà été traduite en araméen trois fois dans le passé, par Onkelos, par Yonathan Ben-Uziel et le Targum Yerushalmi

Il y a plus ou moins 2000 ans en arrière, Jérusalem fut complètement détruite, le deuxième temple rasé, ses juifs réduits à l'esclavage et déportés en masse.

Quelques uns d'entre eux ont été retrouvés et rachetés par d'autres juifs qui avaient été préalablement expulsés 400 ans auparavant lors de l'exil babylonien et de la destruction du premier temple (leurs descendants) en Babylone (Irak d’aujourd’hui), Djerba en Carthage (Tunisie), Alexandrie (Égypte hellénisé), Teiman (Yémen- Oman- Arabie Saoudite), Rome et Grèce et certains endroits aussi distants que la vallée du Rhin, point d'origine des Ashkénazes qui n'étaient pas rentrés à Jérusalem lors de la reconstruction du temple avec Ezra et Nehemia. De plus, ces juifs sont arrivés aux confins les plus éloignés de l'empire romain telle que la péninsule ibérique.

Le judaïsme était au point de devenir la religion internationale par excellence à ce moment-là. Dans les quatre coins de l'empire romain, des propriétaires d'esclaves fraîchement acquis pour des sommes dérisoires s'épataient se rendant compte que leurs esclaves étaient cultivés, connaissaient souvent les mathématiques et étaient polyglottes. Ils finirent par s'intéresser à leur religion.

On entendit parler de centaines de milliers de sympathisants et de convertis à cette époque.

Presque 300 ans plus tard, Saul de Tarse, un juif de Grèce (Turquie d'aujourd'hui) compila une série d'écritures sur Yéshou de Nazareth et formula une religion plus adaptable aux peuples européens qui s'opposa presque sur le champ au judaïsme ainsi qu'à tous les cultes païens d'usage dans l'empire romain, jusqu'à l'époque où elle finit par être adoptée par l'empereur Constantin. Le grand empire païen jusqu'alors et où l'on cultivait les fameuses familles mythologiques s'est entièrement christianisé, y compris par la violence. Ceci explique pourquoi de nos jours tous les pays et les nations qui en descendent, les pays latins (la France parmi eux), sont des pays chrétiens, en contraste avec l'empire, qui lui, était païen.

Tous les interdits, complications théologiques et métaphysiques, circoncision et restrictions alimentaires auxquels les juifs s'attachaient avec acharnement, décourageaient ceux qui aspiraient à la conversion et n'avaient pas les moyens d’appréhender leur étendue et leur portée dans le judaïsme.

Au tout début, celui qui souhaitait croire que Yéshou était le messie devrait se convertir au judaïsme.


L'histoire des juifs était déjà longue à cette époque-là: ils avaient connu et souffert sous le royaume des chaldéens, des araméens, des égyptiens, des philistins, des phéniciens, des assyriens, des babyloniens, des perses, des mèdes, les grecs... Les romains n'étaient qu'un empire de plus qui passait par Jérusalem.

La terre d'Israël est l'endroit au monde qui a été traversé par le plus grand nombre d'empires dans l'histoire de l'humanité. Elle a été envahie par 129 empires, mais aucun d'entre eux ne put s'établir en permanence (Joan Peters, from times immemorial)

Il fallait attendre encore 638 avant l'apparition de l'islam dans les pages de l'histoire. Lorsque les arabes parvinrent au proche orient et en firent la conquête, les juifs étaient déjà à leur quatrième dispersion, la quatrième diaspora, et se trouvaient déjà installés depuis belle lurette dans tous les pays qui finirent par adopter l'islam: Turquie, Babylonie (Irak), Perse (Iran), empire romain, Afrique du nord,...

L'islam adopta certains traits du christianisme et du judaïsme, les filtrant et détournant à sa manière, à l'exemple du christianisme à son époque.

Quand la Babylonie fut conquise par les armées du Calife Omar, ses juifs furent expulsés vers le nord dans le Caucase et en Scythe (Russie et Ukraine), arrivant jusqu'à la région où se trouvent de nos jours la Pologne se réunissant et s'assimilant aux juifs Ashkénazes

Dans les Xè et XIè siècles, le Rav Yehouda haLevi témoigne et raconte sur le royaume du roi 'Kouzari' (césar>czar>couzar) de la région du Caucase/région de la Crimée qui promut la conversion en masse de ses sujets au judaïsme, fait assez insolite dans l'histoire de la religion

Quand l'Égypte, Carthage et les Berbères furent conquis par les musulmans beaucoup de juifs devinrent des 'dhimis', minorités d'autres religions qui vivent sous les ailes de l'islam. Les arabes envahirent jusqu'à la péninsule ibérique, dépassant même les Pyrénées et ne furent retenus qu'à Poitiers par Charles Martel et ailleurs par une coalition de forces qui comprit le Vatican, les Francs et Britanniques.

Les juifs se trouvèrent entre deux armées, entre deux religions prosélytes, expansionnistes et impérialistes, en lutte l'une contre l'autre. Entre l'inquisition et le sabre, l'enclume et le marteau, le 'bois' et la 'pierre', Jésus et Mohamed, les juifs feront secret de leur religion et croyances qui contredisent frontalement les deux grandes religions

Avant de partir à la diaspora pendant les années qui suivirent la destruction du temple, le Rav Yehuda haNassi réunit l’intelligentsia'

de l'époque, dans la mesure où ils se rendaient compte que le peuple juif allait se disperser une nouvelle fois et le moment était arrivé d'assumer le système de gouvernement 'd'exil'. Sous ses auspices il décida de mettre par écrit une grande partie des connaissances qui, jusqu'alors, n'étaient enseignés qu'oralement.

Il compila alors la משנה 'Mishnah', deuxième (Torah), Les codes les plus importants de la législation juive. Les Mishnaiot sont la base du Talmud.

La Torah orale, les différents attributs qui permettent de comprendre et interpréter correctement la Torah, la façon et les instruments juridiques convenables qui serviraient à trancher la loi à tout moment et surtout, d'établir la législation,(constitution) couraient le grand risque de se perdre.

Avec le fil du temps et l’aggravation de l'exil, il fut nécessaire aussi bien d'expliquer les lignes de raisonnement qui reliaient la Torah écrite et la Mishnah

Ce travail fut assuré par des rabbins connus par le nom de תנאים 'Tanaim', et, au contraire de la Mishnah qui fut compilée en hébreu, les Tanaim décidèrent de compiler leurs études en araméen, lingua franca connue de tous les juifs à cette même époque.Le travail de cette génération de Rabbins s'appelle la גמרא 'guemara' et mit quelques siècles avant d'être complètement complété. D'autres générations s'en suivirent et achevèrent le travail des Tanaim, les אמוראים 'émoraim'.

Le Talmud, qui est constitué essentiellement par la 'Mishna' et la 'Guemara', fut compilé en deux endroits simultanément: en Babylone et à Jérusalem. Les mishnaiot sont les mêmes, mais les guémarot sont différentes. Ces deux Talmud s'appellent le Talmud Bavli, et le Talmud Yerushalmi respectivement.

Plus le temps s'écoulait, et plus les juifs s'éloignaient de ce qu'avait été leur patrie et leur langue, donc de leur identité - à tel point que même la guémara demandait des explications. Pour aider les juifs d'Europe, qui ne comprenaient déjà plus le contexte de vie de leurs aïeux babyloniens, Rashi (Xº siècle) apporta son commentaire à l'ensemble des livres du Talmud (ainsi qu'à la Torah) ainsi que ses petits-enfants, les Tossafot, qui expliquèrent la guémara et l'ensemble de ses raisonnements en Hébreu. Le Talmud d'aujourd'hui se présente comme la combinaison de tous ces commentaires et d'autres encore qui lui furent agrégés au cours de siècles

Le talmud est constitué de quelques 63 traités et contient une grande partie des connaissances qui étaient transmises de bouche à oreille jusqu'à la destruction du deuxième temple.

Quelques uns de ces traités ont été complètement détruits par l'inquisition et sont probablement perdus pour toujours et d'autres ont été tout simplement censurés. Il est possible que quelques uns de ces exemplaires réapparaîtront, entre allées de musées ou peut-être même des archives du Vatican.


Le Talmud est la base de l'étude du judaïsme à tous les niveaux du PaRDeS. Orbitant essentiellement autour des raisonnements des sages des plusieurs époques qui cherchaient à relier la source première de connaissance, la Torah écrite, à des règles de comportement, la Talmud se présente comme une véritable source de connaissances - le juif y apprend surtout à construire le raisonnement à travers l'acquisition de la logique des sages. Le juif y puise les instruments qui lui permettront de construire la pensée dans un système très particulier qui engage sa logique à plusieurs niveaux.

Souvent les sujets analysés semblent dénudés de sens ou dépourvus de conséquences dans le monde actuel.

Il s'agit pourtant d'exemples de raisonnement qui seront extrapolés à tous les niveaux, et serviront de base au juif qui voudra savoir comment agir et penser lorsqu'il sera confronté aux situations les plus diverses.

Le Talmud préserva le peuple juif en tant qu'identité, que manière toute particulière de raisonner, que forme d'existence et le suivra tout le long de son amer exil.

L'éducation juive basée sur le Talmud est certainement ce qui assura un niveau tout particulier de compréhension de la réalité qui fit que, dès le début de l'émancipation, les juifs se distinguèrent dans toutes les branches de la connaissance humaine: ils employèrent le raisonnement talmudique dans d'autres domaines

Bien que provenant d'une minorité humiliée et vivant dans des ghettos infectes pendant ces 2000 dernières années, l'identité juive fut préservée tout au long de l'histoire grâce à l'étude du Talmud - ainsi que le potentiel d'atteindre les hauteurs. C'est ce qui explique que la première chance venue de quitter le ghetto permit aux Juifs d'occuper des positions-clé dans tous les secteurs d'activité possibles et imaginables

Maintenant que le peuple juif possède un pays, il pourra d'ores et déjà mettre en pratique la vie et la façon de raisonner et élever ses enfants tel que le lui ont préconisé ses aïeux avant le dernier exil, la dernière dispersion. Aujourd'hui la religion peut être professée sans crainte.

Jusqu'à présent pourtant, la religion juive continue dépourvue d'aspirations prosélytes. Même si les conversions existent pour ceux qui le souhaitent vraiment, elle est découragée, puisqu'il n'y a aucun besoin à ce que l'humanité toute entière devienne juive. Nous continuerons très probablement à être une minorité


De nos jours, pour tous ceux qui pratiquent l'hébreu, les connaissances gardées secrètes pendant ces deux mille dernières années sont disponibles dans la plupart des éditions de la torah en Israël, telle que les 'Mikraot haGdolot'. Il existe y compris une profusion d'éditions en français et en anglais.


 Yeshivot -est le nom donné aux écoles juives dans lesquelles on étudie la torah et le Talmud.

                                            

EXEMPLE DE PAGE DU TALMUD DÉCORTIQUÉE

L'édition la plus répandue de nos jours du Talmud est celle de Vilna Judaïsme - histoire et origines du judaïsme
 

Michna : la Michna est le texte de base du Talmud , le noyau à partir duquel l'ensemble du Talmud et de ses commentaires se sont constitués. Texte remarquablement dense, la Michna se présente comme la synthèse de l'ensemble de la tradition orale et dont l'élaboration connue s'étend sur au moins cinq siècles (de 300 avant l'ère chrétienne à 200 après.). La Michna a été rédigée en terre d'Israël entre 200 et 220 par Rabbi Yehouda ha-Nassi. Elle ne se contente pas d'énoncer la loi telle qu'elle a été finalement acceptée par la majorité des Sages mais elle mentionne également l'opinion de la minorité. Outre sa présence comme élément de base à l'intérieur du Talmud, la Michna a fait également l'objet de nombreuses éditions autonomes avec des commentaires spécifiques, les plus classiques étant ceux de Maïmonide et de Bertinoro. Il existe également un commentaire moderne très élégant de Pinhas Kehati.

Guemara : rédigée vers la fin du Ve siècle, la Guemara se présente essentiellement comme une rédaction de commentaires et de controverses suscitées par le texte de la Michna. Il s'y ajoute les développements législatifs intervenus postérieurement à la Michna ainsi que de très nombreux textes non juridiques (appelés midrachiques ou aggadiques) où sont exposées sous une forme vivante et imagée les conceptions morales et doctrinales du judaïsme. L'ensemble Michna+Guemara constitue le Talmud. Peu de manuscrits datant d'avant le XVIe siècle en subsistent, circonstance partiellement due aux nombreux autodafés réalisés par l'Eglise catholique. La première édition complète du Talmud a été imprimée à Venise par un éditeur chrétien, Daniel Bomberg, vers 1520, et depuis cette date, le Talmud a été sans cesse réédité. La version de Vilna parue à la fin du siècle dernier est aujourd'hui universellement utilisée. Actuellement le Rabbin Adin Steinsaltz publie une nouvelle édition du Talmud accompagnée d'un commentaire qui fournit une première approche simplifiée du contenu de l'ouvrage. Quelques volumes en ont déjà été traduits en français.

Rabenou Hananel est l'un des grands talmudistes du début du XIe siècle. Son commentaire du Talmud est le premier ayant une forme systématique et la plus grande partie en a été conservée. Il est considéré comme appartenant encore quasiment à la période des « gaonim » (autorités des académies babyloniennes entre le VIe et le XIe siècle), ce qui donne à ses avis une grande autorité, même s'ils ne sont pas toujours retenus dans la loi fixée en définitive. Avec sa mort commencent le déclin du centre d'étude d'Afrique du Nord et la croissance des centres installés en Europe.

Rachi (acronyme de Rabbi Chlomo Itshaki, 1040-1105), né à Troyes, en Champagne, rabbin, juge et viticulteur, est l'auteur de commentaires fondamentaux presque complets de la Bible et du Talmud, modèles de limpidité et de précision. On le désigne parfois comme « le commentateur ». Sans les commentaires de Rachi, le Talmud, dont le style est souvent elliptique ou allusif, serait pratiquement inabordable. La réputation de Rachi a débordé de la sphère du judaïsme et notamment son commentaire de la Bible a influencé les traductions de la Réforme, celle de Luther en particulier.

Tossafot : les Tossafot (littéralement « compléments ») sont des recueils de commentaires visant en premier lieu à élucider des problèmes particuliers que posent, soit le texte talmudique lui-même, soit le commentaire de Rachi, soit éventuellement encore d'autres textes antérieurs. Très souvent il s'agit de résoudre une contradiction entre deux passages du Talmud, ce qui peut donner lieu à des explications raffinées. Initialement les Tossafot furent produits par les disciples directs de Rachi mais leur nouvelle méthode d'étude s'est rapidement répandue dans toutes les académies talmudiques. La connaissance de ceux des Tossafot qui accompagnent l'édition classique du Talmud font partie du bagage habituel des élèves des yeshivot.

Michne Torah : code de loi rédigé par Moïse Maïmonide (1135-1204), le plus important de la tradition juive. Cette oeuvre monumentale, synthèse de toute la tradition talmudique jusqu'à son époque, fut rapidement adoptée comme fondement principal de la loi par la plupart des communautés juives. Il a fait lui-même l'objet de nombreux commentaires et le Choulhan Aroukh reprend l'essentiel de ses dispositions. Un chapitre de Explorations talmudiques est consacré à l'examen des controverses que la rédaction du Michne Torah a suscitées.

Sepher Mitsvot Hagadol : code de loi rédigé par le tossafiste Rabbi Moïse de Coucy. Il fut en 1240 l'un des quatre rabbins désignés pour défendre le Talmud contre les accusations de l'apostat Nicolas Donin lors d'une dispute publique imposée à la communauté juive.

Tour : code de loi rédigé par Rabbi Jacob ben Acher (1270-1340). Ce code composé de 1700 chapitres réunit toutes les lois juives, à l'exclusion de celles qui ne sont plus applicables actuellement, le Temple de Jérusalem n'existant plus. Il prend pour base le Michne Torah de Maïmonide mais tient compte des développements ultérieurs intervenus dans les communautés juives allemandes et espagnoles. Deux siècles plus tard, Rabbi Joseph Caro a repris la structure du Tour pour la rédaction du Choulhan Aroukh.

Choulhan Aroukh : code de loi rédigé par Rabbi Joseph Caro (1488-1575). Ce code, avec divers compléments qui lui ont été apportés par la suite, constitue toujours la base de la loi dans les communautés orthodoxes.

Rabbi Ezechiel Landau (1713-1793), né en Pologne, rabbin de Prague à partir de 1755. Son autorité morale et législative dépassait largement les frontières de sa communauté. Ses responsa, réunies dans l'ouvrage Noda Biyehouda, frappent par la justesse du raisonnement et sont un modèle de clarté dans l'exposition.

source :G.Hansel



Numérologie

Chaque lettre de l'alphabet hébreu correspond à un numéral, vu qu'avant l'apparition des chiffres modernes les juifs comptaient avec des lettres. Ceci est l'origine de la numérologie qui ne marche qu'en hébreu. il est impossible de décrire toute la complexité des calculs et opérations mathématiques de la guématria, mais nous pourrons nous faire une idée :

א

ב

ג

ד

ה

ו

ז

ח

ט

י

1

2

3

4

5

6

7

8

9

10

 

כ

ל

מ

נ

ס

ע

פ

צ

ק

20

30

40

50

60

70

80

90

100

ר

200

ש

300

ת

400

  

               


Elohim- אלהים

Le premier nom de D.ieu employé dans la Torah est Elohim, cité d'ores et déjà dans le premier verset. On calcule sa valeur numérique en sommant les lettres qui composent son nom:
א=1
ל=30
ה=5
י=10
מ=40
On obtient 86 - qui est aussi la somme des lettres du mot 'la nature': הטבע. Ce qui laisse entendre que les forces de la nature sont l'une des plusieurs manifestations de D.ieu.

Ahavá - אהבה

Amour. La somme des lettres du mot ahava est 13
א=1
ה=5
ב=2
ה=5
Treize est tout aussi bien la valeur numérique du mot un, אחד. Ceci revient à dire que quand deux personnes deviennent une seule, il y a amour

L'un des noms de D.ieu,   י-ה-ו-ה  I -H-V-H:

י =10

ה =5

ו =6

ה =5,

vaut 26, deux fois treize. Deux personnes qui forment une dans un foyer harmonieux méritent la présence divine


Mets du septième jour:

Le shabbath est le septième jour, et nous avons l'habitude de préparer des mets spéciaux de Shabbath:

Poisson                

dag

דג

2+3=

7

Viande

bassar

בשר

2+300+200=502=5+2+0=

7

Hala (pain)

hala

חלה

5+8+30=13+30=43=4+3=

7

Vin

iain

יין

10+10+50=70=7+0=

7

Soupe

marak

מרק

40+200+100=304=3+4+0=

7



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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