Judaísmo - história e origem do judaísmo
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Considerações sobre o Oriente Médio - Judaísmo - história e origem
Judaísmo - história e origem do judaísmo

- Introduction à la pensée juive -



Voici le premier verset de la Torah:

il est communément traduit par  'au commencement D.ieu créa les cieux et la terre'

בְּרֵאשִׁית בָּרָא אֱלֹהִים אֵת הַשָּׁמַיִם וְאֵת הָאָרֶץ


I- Celui-ci est le commentaire de Rachi sur ce même verset (XIº siècle): (www.sefarim.fr - Trad. Jacques Khon)


Au commencement Rabi Yits‘haq a enseigné : La Tora, [en tant qu’elle constitue essentiellement un code de lois], aurait dû commencer par : « Ce mois-ci est pour vous le commencement des mois » (Chemoth, 12, 2), puisque c’est par ce verset qu’est édictée la première mitswa prescrite à Israël. Pourquoi débute-t-elle avec Beréchith ? « La puissance de Ses hauts faits, Il l’a révélée à Son peuple, en lui donnant l’héritage des nations » (Tehilim 111, 6). Ainsi, si les nations du monde viennent à dire à Israël : « Vous êtes des gansters, vous avez conquis les terres des sept nations ! », on pourra leur répondre : « Toute la terre appartient au Saint béni soit-Il. C’est Lui qui l’a créée et Il l’a donnée à qui bon lui a semblé. (Cf. Yirmeya 27, 5). C’est par Sa volonté qu’Il les a données à ces peuples, et c’est par Sa volonté qu’Il les leur a reprises et qu’Il nous les a données ! » (Yalqout chim‘oni, Bo 187).


Selon ce que dit Rachi, nous sommes sensés étudier des enseignements qui ont des conséquences pratiques dans le jour le jour, sinon l'étude de part elle-même, ou pour le simple plaisir d'étudier est dépourvue de sens.

Ceci s'applique à tous les niveaux, lors de choisir une voie d'études, un jeune doit songer à son avenir et à l'utilité de ce qu'il étudie

Encore, et avant tout, la raison pour laquelle le livre béréchith se doit d'être étudié est que, un jour viendrait le peuple juif retournerait en terre d'Israël, et il lui faudrait en faire la conquête. Ce jour-là venu, les nations du monde le lui reprocheraient lui disant, 'vous êtes des gangsters (d'en avoir fait la conquête)'.


Le pape Paul VI convia dans les années 60 Golda Méïr, premier ministre d'Israël à l'époque et de qui on disait 'c'est le seul homme de la knesset' et lui fit savoir en ces termes: 'je suis consterné par la violence employée par les juifs en Terre Sainte'.

Notez que le pape lui reprochait la violence, mais non pas le fait que le peuple juif en ai pris possession.

Certains juifs cherchaient une réponse à donner aux journalistes prirent conseil auprès du Rav Menahem Mendel (Admor de Loubavitch) à New York. Celui-ci leur répondit laconiquement 'Israël fut donnée par D.ieu à Avraham et ces descendants'. Sa réponse se basait probablement sur le premier Rachi de la Torah.

Golda Méïr lui répondit alors 'oui, mais elle nous appartient', pourtant, elle n'était guère religieuse, tout au contraire. Mais elle raisonnait en tant que juive, puisque son éducation gardait encore beaucoup de traits de caractère juifs.

Selon la chrétienté en général, la violence est réprimandable en toutes circonstances, et seul l'amour est noble. Le pape Paul VI pourrait admettre que la Terre d'Israël appartient au juifs, mais jamais accepter que ceux-ci en fassent la conquête.

Dans le judaïsme, le rétablissement de la justice est primordial, justifiant des fois l'emploi de la violence. Ceci justifie l'existence de la police et des cours de justice, qui peuvent employer la violence selon leur besoin.



Suite du commentaire de Rachi:


Au commencement, Eloqim créa Ce texte demande, en fait, à être explicité. C’est comme nos maîtres l’ont expliqué : Le monde a été créé pour la Tora qui est appelée « le “commencement” de Sa voie » (Michlei 8, 22), et pour Israël qui est appelé « le “commencement” de Sa moisson » (Yirmeya 2, 3). Mais si tu veux l’expliquer selon le sens littéral, fais-le ainsi : Au commencement de la création des cieux et de la terre, alors que la terre était tohou et vohou et que les ténèbres..., Eloqim a dit : « que la lumière soit ! » Ce texte ne vient pas nous donner l’ordre de la création, nous dire que ces éléments ont été créés en premier. Si tel était le cas, le texte aurait dû porter barichona (« en premier lieu »), car on ne rencontre jamais le mot réchith dans la Bible sans qu’il soit lié au mot suivant. Exemples : « Au commencement (beréchith) du règne de Yehoyaqim » (Yirmeya 26, 1), « le commencement (réchith) de son royaume » (infra 10, 10), « les prémices (réchith) de ton blé » (Devarim 18, 4). Ici, de même, tu dois expliquer : « Au commencement, Eloqim créa... », comme s’il était écrit : beréchith bero, « au commencement de l’acte de la création », à rapprocher de : « au commencement (te‘hilath) où Hachem parla à Hoché‘a » (Hoché‘a 1, 2), c’est-à-dire : « au commencement de la parole adressée par le Saint béni-Soit-Il à Hoché‘a, Hachem dit à Hoché‘a. ». Peut-être persisteras-tu à soutenir que ce qu’on nous apprend ici, c’est qu’ils [à savoir le ciel et la terre] ont été créés en premier, et que le texte veut dire : « au commencement de tout, Eloqim créa le ciel et la terre », car il arrive que certains textes bibliques, dans leur concision, omettent un mot, comme dans : « pour n’avoir pas tenu closes les portes du sein qui m’avait conçu » (Iyov 3, 10) où l’on ne précise pas qui les a fermées. « On emportera les richesses de Damas » (Yecha’ya 8, 4), où l’on ne dit pas qui les emportera. « Le laboure-t-on avec des bœufs ? » (‘Amos 6, 12), sans que l’on précise si c’est un homme qui laboure avec des bœufs. « Dès le début, j’annonce la fin » (Yecha’ya 46, 10), où l’on ne dit pas : « j’annonce dès le début des choses la fin des choses ». Dans ce cas, tu devrais être toi-même étonné, car les eaux ont précédé la terre, puisqu’il est écrit : « et le souffle de Eloqim planait sur la face des eaux » (verset 2), alors que le texte ne nous a pas encore révélé quand les eaux ont été créées. Il faut donc en conclure que les eaux ont existé avant la terre. En outre, les cieux (chamayim) ont été formés à partir du feu (éch) et de l’eau (mayim) ('Haguiga 12a). Force est donc d’admettre que le texte ne nous enseigne absolument pas l’ordre chronologique de la création (Beréchith raba 1, 6, Wayiqra raba 36,4).



D'un point de vue syntaxique, le terme 'béréchit' ne signifie pas au commencement. C'est ce qu'explique Rachi dans ce deuxième commentaire en y apportant la preuve

'Béréchith' veut dire:


ב en faveur de - Réchit ראשית le plus important


La Torah selon lui ne décrit point l'ordre de la création de ce qui se trouve dans le monde, mais plutôt la raison pour laquelle le monde fut crée

Le monde fut crée pour la Torah, pour le peuple juif


II- Le Rial, Rabbi Yehouda haLevi (Espagne XIº ), dans son ouvrage le plus connu, 'Le Kuzari' (1,57) précise que:


Par hasard auriez-vous entendu parlé d'une nation au monde qui n'accepte guère la division des jours en semaines, qui commençant le dimanche et terminant le samedi? Existerait-il une confluence d'idées entre les habitants de la Chine lointaine et ceux du Portugal sans qu'ils ne se soient jamais retrouvés pour en discuter - ou ce fait proviendrait-il que le même homme, duquel nous descendons tous s'habitua de cette manière?


III- Le Ramban (Rabbi Moshé ben Nahman) enseignant du Drosh et de la Kabale, vécut em Espagne au XIIIº siècle et nous apporte un péroushe pour le moins épatant:

"...et il lui accrocha les cordes de Tohu et les pierres de Bohu'..."

"... et voici que dans cette création, qui est comme un point petit et mince (infinitésimal) dans lequel il n'y a rien vraiment,(à partir duquel) ont été crées tout ce qui a été crée dans les cieux et sur la terre..."

...ונטה עליה קו תהו ואבני בהו...

והנה בבריאה הזאת, שהיא כנקודה קטנה דקה ואין בה ממש, נבראו כל הנבראים בשמים ובארץ. ומלת "את" כמו עצם הדבר. ודרשו בה שהיא לעולם לרבות, כי היא נגזרה מן אתא בקר וגם לילה (ישעיה כא יב).

    Ces explications ressemblent curieusement aux théories des Cordes et du Bigbang respectivement et le Ramban les apprend des 'mékorot' uniquement - il convient néanmoins, de prendre ces informations avec des pincettes et ne pas se précipiter à valider ou invalider une telle ou telle autre théorie scientifique, car la torah s’occupe d'expliquer la raison et le but pour lesquelles le monde fut crée, plutôt que des moyens employés à sa création. Ceux-ci s'apprennent dans les laboratoires (à partir d'un enregistrement de Manitou, le Rav Léon ashkenazi)


IV- Un passage très connu de tous les juifs qui prient selon la tradition séfarade, le 'Patah Eliahu' dont la source est le Zohar (Rashbi, IIº EC) sert de base à plusieurs commentaires concernant l'idée que ce monde-ci n'est pas le seul qui fut créé, que d'autres le précédèrent. Parmi les éminents commentateurs du Zohar nous remarquerons le Baal haSulam. Le Rav Meïr Matzliah Melamed, d'origine Turque (Izmir) et auteur du siddur séfarade Matzliah Melamed, Grand Rabbin de Cuba et du Brésil rapporte ses idées de façon claire:


Le monde tel qu'il existe aujourd'hui n'est pas la seule ni la première des créations de D.ieu. Les plusieurs mondes qui l'ont précédé furent détruits parce qu'ils ne contenaient pas en eux la juste proportion des éléments essentiels à la perfection. Ces mondes pourtant ne disparurent pas complètement car rien ne peut disparaître, mais furent réduits en échelle et incorporés au dernier.


V- Le Rav Aryeh Kaplan, Rav orthodoxe et physicien qui vécut aux États-unis (1934-83) apporta plusieurs sources des Rishonim et des Aharonim (souvent en discordance) qui abordent le sujet de la création du monde :


(Avoda Zara 3b) D.ieu navigue entre 18000 mondes


רוכב על כרוב קל שלו ושט בשמונה עשר אלף עולמות

(Psaume 145:13), Ton royaume est un royaume dans tous les mondes



מלכותך מלכות כל עלמים וממשלתך בכל דור ודור

Rabbi Khasdai Crescas, (Espagne, XIVº) Or Hashem 4:2. il n'y a rien dans la théologie juive qui exclut l’existence d'autres mondes

basé sur psaumes (19:2) les cieux racontent la gloire de D.ieu



השמיים מספרים כבוד אל

Un passage connu dans le livre des Juges, la shira de la prophétesse Dvorah qui présente le verset suivant: "Maudit soit Meroz... Maudits soient ses habitants" (Juges 5:23). a été très insolitement commenté dans le talmud:



אורו מרוז אמר מלאך יהוה ארו ארור ישביה כי לא באו לעזרת יהוה לעזרת יהוה בגבורים

Moed Katan (16:a) il y en a qui disent qu'il s'agit une étoile - C'est apparemment le seul endroit dans toute la littérature juive où il est cas de mention à la vie sur une autre étoile


ואיכא דאמרי כוכבא הוה שנאמר {שופטים ה-כ} מן שמים נלחמו הכוכבים

Dans le Sefer habrit,(1797, partie 1, article 3 , chapitre 4) Rabbi Pinchas Eliyahu de Vilna explique toutes les visions scientifiques de son époque sous l'optique de la cabale et raconte que si jamais il y avait de la vie à Meroz, elle n'aurait pas de libre arbitre, et ne ressembleraient guère plus à l'homme que les créatures des océans lui ressemblent



Une blague que racontait un rabbin à l'école secondaire:

où est-ce que la torah cite les E.T.?

gadlu l'Hashem E.T.,(psaume 34:2) comme dans le film ET, phone home.


גדלו לה' אתי ונרוממה שמו לבדו

Rabbi Chisdai Kerashkash, dans Ohr Hashem (4, 5) affirme que la possibilité qu'il existe de la vie extra-terrestre n'est niée nulle part dans la Torah


Le Sefer haIakarim pourtant est de l'avis qu'il n'existe pas de vie, ni dans les étoiles, ni sur les planètes

Le Chidah (Rav Haim Yosseph David Azulai) en Petach Einayim (sur Tosafot, Menachot, 37a) apparemment est de l'avis que la vie extra-terrestre existe



Zohar: le midrash nous enseigne qu'il y a 7 terres, qu'elles sont séparées entre elles par des firmaments et sont habitées


le Rav Avraham Ibn Ezra dit pourtant que ces sept terres correspondent aux sept continents.

Tikunei Zohar sur Shir haShirim (6:8) une infinité de mondes.

Les étoiles sont certainement innombrables, mais chacune d'entre elles est appelée de monde séparé, ceux-ci sont les mondes innombrables


Il continue:

Chaque Tazdik (homme droit) gouvernera une étoile et aura un monde à lui-même.


(Rav Aryeh Kaplan) Les 18000 mondes cités ci-dessus seraient donc cette quantité d'étoiles présidées par les 18000 tzadikim auxquel fait allusion le verset (Ezequiel 48:35) autour de lui se trouvent 18000. Ceci pourrait se réferrer uniquement à ces mondes visités quotidiennement par la présence divine, mais il se peut qu'il y ait une infinité de mondes pour les moins tzadikim

ששים המה מלכות ושמנים פילגשים ועלמות אין מספר 






סביב שמנה עשר אלף ושם העיר מיום יהוה שמה

le Sefer Temunah (XIIIº siècle - apparemment auteur inconnu) commente au sujet de la Shmita (année sabbatique de la terre d'Israël) que des cycles sabbatiques existèrent préalablement à la création d'Adam haRishone et que ces années étaient en fait des années physiques. Nous serions selon lui dans le ¨6º cycle d'années Sabbatiques (de 7000 ans chaque) et donc que le monde serait vieux de 42000 ans.


La théorie de la Shmita fut connue comme la 'méthode du Sefer haTemuna'. Elle fut acceptée essentiellement par le Ramban (Nahmanides), son disciple Ytzhak de Ako ainsi que le Radbaz (Rabbi Shlomo Ibn Abi Zimra)


Le Ari Za''l (Rabbi Itzhak Luria) l'a pourtant rejetée et enseigna que ces cycles étaient de naturelle spirituelle et non pas physiques. Le Ramac (Rabbi Moshé Cordovéro) était d'accord avec lui

En 1838, Tiferet Israel écrivit un essai sur l'âge de l'univers qui défendait un univers substantiellement plus âgé de 6000 ans et son travail fut banni par certains Hassidim. D'autres encore éliminèrent tout simplement cet essai.

La méthode de Rabbi Ytzhak de Ako, disciple et collègue du Ramban, reconnu comme grand kabaliste de son époque, investigua et authentifia le Zohar qui fut publié quand il vit publié, souvent cité par le Réshit Hokhma


Il écrit Dans Otzar haHaim:

puisque les années citées par Sefer Temuna se réfèrent à des années qui précédèrent la création d'Adam haRishone, elles doivent être mesurées en années divines, et non pas en années humaines. Les 42000 années citées par le Sefer Temuna sont donc des années divines et non pas humaines.


Le midrash raconte qu'un jour divin correspond à 1000 années humaines (psaumes 90,4),


donc qui dit un an divin, dit 365,200 années terrestres, et l'univers est donc vieux de 42,000 X 365,250 ans,

c'est-à-dire 15,3 Milliards d'années humaines.


Ce chiffre se rapproche curieusement de certains chiffres fournis par les scientifiques.








כי אלף שנים בעיניך כיום אתמול


À vérifier tout aussi bien:

Rav Saadia Gaon, Rabbi Yehudah Barceloni (cité dans les Tossafot) auteur du Maté Dan (le kusari hasheni) le Sefer Temunah, Tanna Nehunya ben ha-Kanah




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